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  <title>Dédales</title>
  <link>http://tyds.info/dedales/</link>
  <description>Blog personnel de Y. Delmas.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 20 May 2012 17:44:36 +0200</pubDate>
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    <title>La raison, la recherche scientifique et l’avenir de la planète</title>
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    <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 10:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>sciences</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;Est-ce que la démocratie c'est simplement le vote? Si nous la réduisons
à cela, il y a fort à parier que nous filions bien vite vers la
démagogie ou la tyrannie. Non, la démocratie n'a de sens que dans un
contexte politique bien précis: celui du débat public, de l'échange
rationnel d'arguments. Nous avons hérité le débat public des
républiques antiques et la Raison de l'époque des Lumières.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Aujourd'hui notre monde fait face à des difficultés majeures. Si les progrès techniques ont permis de repousser pendant deux siècles les sombres prévisions de Malthus, l'humanité rencontre maintenant l'inévitable limite des ressources disponibles sur notre planète. La quatrième révolution de l'information, amorcée au début du 20e siècle ébranle les fondements de notre civilisation - le ciment qui unit tous les Hommes se fissure, les repères moraux s'estompent, on cherche la légitimité de la parole publique. Les pouvoirs économiques prennent le dessus sur les institutions politiques. Beaucoup de mutations, beaucoup de périls, mais beaucoup d'atouts également, car ce nouveau monde est celui -en France- de l'instruction universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre République a fait le choix de l'éducation. D'abord pour des raisons très pratiques et matérielles, bien sûr: il s'agit d'être productifs, compétitifs, de dépasser par la techniques nos concurrents mondiaux, finalement d'assurer le fonctionnement d'une économie de haute technicité. Heureusement, ce choix n'est pas utilitaire pour tous. Nous sommes nombreux à voir là l'essor de l'idéal des Lumières: apporter la connaissances et la raison, c'est à dire l'esprit critique, à tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, au fond, qu'est-ce que le «Progrès»? Y voit-on l'idée que la science va toujours de l'avant, produit toujours plus de connaissances et que le savoir est une marche continue vers l'avant? L'histoire des sciences nous montre que ceci est un très largement un mythe infondé. Y voit-on l'idée que la science assure toujours plus le bien être de l'humanité? L'histoire de notre société nous montre que ceci est un dogme politique, le scientisme. Il a pu pousser la société vers le haut à certaines époques. Il l'a assurément tirée vers le bas à d'autres. Comme pour tous les dogmes, il vient un temps où ses mensonges apparaissent. Pour un humaniste épris de Raison, le Progrès est d'abord un idéal, une valeur morale de la société. Hygiène de l'esprit, c'est l'idée, impérative en science que nos conceptions à tous doivent un jour être dépassées, devenir caduques. Comme le dit Max Weber, &lt;q&gt;quiconque veut servir la science doit s'en accommoder. […] être dépassé d'un point de vue scientifique n'est pas seulement notre destin à tous, c'est notre but à tous.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inspirons-nous du sens profond de cette maxime. La sciences n'est pas qu'un outil, n'est pas qu'un producteur de connaissances, c'est également une éducation pour le citoyen des républiques. Esprit critique, curiosité et rigueur ne sont pas seulement utiles qu'en science. La &lt;em&gt;liberté&lt;/em&gt; de penser et de s'exprimer, l'&lt;em&gt;égalité&lt;/em&gt; de la paroles de tous, la &lt;em&gt;fraternité&lt;/em&gt; dans l'oeuvre collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant de raisons pour lesquelles je soutiens le manifeste &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.union-rationaliste.org/index.php/Manifestes/Manifeste.html&quot;&gt;&lt;q&gt;La raison, la recherche scientifique et l’avenir de la planète&lt;/q&gt;&lt;/a&gt; et pour lesquelles je vous invite à lire ce texte et à le signer, après de grands noms.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le blog de Pierre Chouchan</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2007/12/10/Le-blog-de-Pierre-Chouchan</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 14:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>général</category>
        <category>blogs amis</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;Pierre Chouchan, l'arpenteur des mixités et des rencontres intimes entre cultures.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mon ami Pierre Chouchan vient d'ouvrir &lt;a href=&quot;http://20six.fr/chouchanblog&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Chouchanblog - le blog de Pierre Chouchan&quot;&gt;son blog&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre Chouchan est journaliste et écrivain. Inlassablement, il arpente, il interroge toute la diversité de nos cultures. Avec un regard plein d'affection sur notre humanité, il explore nos transitions, nos ruptures, nos continuités. Ses thèmes de prédilection sont la famille (mariages mixtes, émancipation des femmes, homosexualité, gestation pour autrui...) et les minorités de notre société (religions, homosexualité, (dé)colonisation,...).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur son blog, on trouve déjà des entretiens qui prolongent ses ouvrages et ouvrent de nouvelles pistes.
Bon vent à mon ami et à son blog !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bibliographie :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Pierre Chouchan. &lt;em&gt;L'Amour au pied du mur : Homosexuels, parents, familles, le désarroi...&lt;/em&gt;. Pascal, 2006. Enquête.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pierre Chouchan. &lt;em&gt;Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire&lt;/em&gt;. Romillat, 2000. Enquête.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pierre Chouchan. &lt;em&gt;La Ferme du Juif&lt;/em&gt;. Romillat, 1998. Roman.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
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    <title>Ordinateurs de vote : sacrifier la démocratie à l'autel du marketing technologique</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2007/04/06/Ordinateurs-de-vote-sacrifier-la-democratie</link>
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    <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 11:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>général</category>
        <category>informatique</category><category>politique</category><category>sciences</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;Aucun informaticien sérieux ne peut croire le moins du monde en la fiabilité, en la vérifiabilité et en la transparence des ordinateurs de vote. Faut-il abandonner les élections aux marchands du bureau de vote ? En tant qu'enseignant-chercheur en informatique, je me dois d'éclairer autant d'électeurs que possible.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Contexte - le problème technique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le principe de la République Française est : « &lt;em&gt;gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple&lt;/em&gt; » [&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution2.htm&quot;&gt;Constitution de 1958&lt;/a&gt;, art.2]. L'article 3 précise : « &lt;em&gt;La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice. [...] Il est toujours universel, égal et secret.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus précisément, le vote se doit de respecter cinq grands principes, faute de quoi le peuple ne pourrait lui accorder sa confiance. Ces critères sont rappelés dans les explications transmises aux bureaux de vote pour les élections, mais ne font, malheureusement pas l'objet d'un énoncé explicite dans le code électoral :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Transparence&lt;/em&gt;.- La transparence est symbolisée par l'urne transparente. Ce principe veut que chaque électeur puisse comprendre et observer le déroulement du scrutin. La transparence est un des moyens de l'égalité du scrutin.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Confidentialité&lt;/em&gt;.- Le sens du vote de chaque électeur est secret. Cela est énoncé explicitement par la Constitution. Ce secret permet de garantir la liberté du vote. La confidentialité est assurée par l'enveloppe contenant le suffrage et par l'isoloir dont chaque électeur bénéficie pour glisser son suffrage dans son enveloppe. L'isoloir symbolise la confidentialité.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Anonymat&lt;/em&gt;.- La confidentialité assure que l'on ne peut savoir quel vote a émis un électeur. À l'inverse, l'anonymat garantit qu'on ne puisse pas non plus attribuer tel vote particulier à tel électeur ou groupe d'électeur. Le &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnArticleDeCode?commun=CELECT&amp;amp;art=L66&quot;&gt;code électoral [L66]&lt;/a&gt; précise que toute marque distinctive ou de reconnaissance rend le vote nul.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Sincérité&lt;/em&gt;.- Le résultat du scrutin doit correspondre à la somme des suffrages valablement exprimés. Cette sincérité est symbolisé par les deux cadenas différents placés sur l'urne. L'organisation de l'élection prévoit de nombreux dispositifs de contrôle, largement ouverts à la supervision des électeurs, permettant de s'assurer de l'absence de fraude.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Unicité&lt;/em&gt;.- L'unicité, le fait qu'un électeur ne puisse émettre qu'un suffrage, découle de l'égalité entre citoyens. Elle est symbolisée par le riche rituel de contrôle d'identié, d'émargement et du dépôt du vote dans l'urne.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui les ordinateurs de vote ne peuvent remplir aucun de ces critères :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Pas de transparence&lt;/em&gt;.- Les programmes des ordinateurs de vote ne sont pas contrôlés. Même un informaticien ne peut prévoir leur comportement. L'électeur général ne le peut pas plus. &lt;em&gt;A fortiori &lt;/em&gt;il ne peut exercer aucune vérification des quatre points suivants. Il ne faut donc pas avoir confiance dans un scrutin ainsi organisé.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Guère de confidentialité&lt;/em&gt;.- Des expériences ont montré qu'il est aisé de pister en temps réel certains votes jusqu'à 25 mètres [&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.recul-democratique.org/Detournement-d-ordinateur-de-vote.html&quot; title=&quot;plus de détails sur le site ordinateurs-de-vote.org&quot;&gt;plus de détails ici&lt;/a&gt;].&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Pas d'anonymat&lt;/em&gt;.- Pour la même raison puisque l'on peut pister les votes en temps réel.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Aucune garantie de sincérité&lt;/em&gt;.- Comme le dit Chantal Enguehard : « &lt;em&gt;C'est comme-si vous aviez confié la soirée électorale à
un prestataire privé. Une fois que tout le monde a voté, il prie le
président et ses assesseurs de sortir du bureau de vote, s'y enferme,
procède seul au dépouillement, sort du bureau et proclame les résultats
officiels.&lt;/em&gt; » Les ordinateurs de vote peuvent être reprogrammés en moins de 2 minutes pour influer sur le scrutin [&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.recul-democratique.org/Detournement-d-ordinateur-de-vote.html&quot; title=&quot;plus de détails sur le site ordinateurs-de-vote.org&quot;&gt;ici un reportage de i-tele le démontrant&lt;/a&gt;]. Le scrutin papier peut, lui aussi, faire l'objet de tentatives de fraude, bien entendu, mais au moins chacun peut le contrôler s'il le souhaite.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il n'y a &lt;em&gt;pas non plus de garantie d'unicité du vote&lt;/em&gt; mais cela est moins grave dans la mesure où l'on continue d'effectuer ce contrôle par un émargement traditionnel.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;h2&gt;Analyse - le problème politique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Bref, croire en la sincérité d'un scrutin par ordinateur de vote relève soit de la manipulation soit de la croyance magico-religieuse en l'infaillibilité de l'informatique. Quiconque pratique régulièrement un ordinateur sait pourtant que ceux-ci sont à des années-lumière d'être infaillibles. Ils sont, par ailleurs, bien plus facilement manipulables que des être humains, surtout si personne ne se donne la peine de les contrôler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On estime que les machines à voter pourraient récolter les suffrages de 1,4 millions d'électeurs. Or on se souvient que la différence de voix entre L. Jospin et J.-M. Le Pen en 2002 était de moins de 200 milles voix. De nombreux pays, états fédérés ou collectivités étrangères qui avaient acheté des machines à voter les ont remisées, se rendant compte qu'il s'agit ni plus ni moins d'une escroquerie. Les rapports officiels ne manquent pas pour le dénoncer. Ceci n'a pas l'air de beaucoup inquiéter ni le ministère de l'intérieur, en charge des élections, ni celui de la défense, en charge de la sécurité des systèmes d'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? &lt;em&gt;Si&lt;/em&gt; l'on écarte l'hypothèse d'une manipulation volontaire, cette attaque très violente du système républicain n'est que le ennième avatar d'une disparition de la démocratie des citoyens au profit d'une oligarchie d'“experts” auto-désignés. Fonctionnellement, il s'agit également d'une privatisation des opérations électorales. Tant que ceci n'aura pas été entériné par un énoncé cohérent dans notre Constitution à l'issue d'un débat national, il ne s'agira, ni plus ni moins, que d'une forme de coup d'État.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment cela est-il possible ? Rien de plus simple : la loi l'autorise. Comment cela se peut-il alors que nous avons vu que cela est en contradiction manifeste avec la Constitution de la République ? Comme toujours dans les reculs démocratiques, il s'agit là de la simple combinaison de l'ignorance par le Conseil constitutionnel du minimum de culture informatique que chaque citoyen devrait posséder et du recul du Politique laissant le soin de la gestion de l'État aux “experts” de son administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux phénomènes, contrairement à ce que l'on croit souvent ne sont pas antagonistes mais vont de conserve : ils détruisent autant la structure républicaine de notre pays que la structure politique propre à la science. En effet, ils introduisent dans la conduite de la sciences des motivations autres que la recherche désintéressée de la vérité et des méthodes autres que celle du recours à l'expérience. De plus en plus les “experts”, qui sont de plus en plus les vrais décideurs, en arrivent à contrôler la recherche, remplaçant le savoir par le sondage, l'explication par l'extrapolation, le débat contradictoire entre pairs par l'appel d'offre.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Agir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui l'État, par la voix des préfets ou du gouvernement, n'est toujours pas revenu en arrière sur ce point essentiel alors que nous sommes à moins d'un mois de deux échéances électorales majeures. Se sont déjà exprimés sur ce sujet un certain nombre d'individus, de partis politiques et d'organismes publics, dont la CNIL, mais ce débat ne semble pas aujourd'hui intéresser les journalistes politiques, “experts” en leur domaine, dont le regard est bien plus attiré par les pugilats de petites phrases et les listings de mesures électoralistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les observateurs attentifs de la vie politique françaises conviennent désormais qu'il faut redresser la situation de la démocratie dans notre pays. Il faut rétablir, en particulier, la confiance du peuple en son personnel politique. Comment le pourions-nous si nous ne pouvons même pas garantir la confiance en le scrutin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas, enfin, que la fonction du scrutin n'est pas seulement électorale. Par ses symboles et par son rite républicains elle assure également une autre fonction politique : la structuration de notre conception de la chose publique. Je participe aux dépouillements depuis ma majorité et serai cette année président de bureau de vote. Je vois à chaque élection la fierté et le sens profond du devoir qui imprègnent nombre de nos concitoyens. Ne les décevons pas. Faisons retrouver le chemin des urnes aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour connaîtres tous les détails sur la questions, en particulier les villes suspectées, les solutions techniques à certains problèmes (mais non à tous), les positions politiques des uns et des autres et la démystification de la propagande marketing des éditeurs, un seul site concentre toute l'information : &lt;a href=&quot;http://www.recul-democratique.org/&quot;&gt;Ordinateurs-de-vote.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À court terme, il faut alerter son maire si l'on est dans une commune suspecte et son député dans tous les cas. Je vous conseille également, comme moi, de signer la pétition nationale :&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tyds.info/dotclear/public/illustrations-2007/qui_compte.png&quot; alt=&quot;Pétition pour le maintien du vote papier&quot; title=&quot;Pétition pour le maintien du vote papier&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Faut-il brûler Wikipedia ?</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/Faut-il-bruler-Wikipedia</link>
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    <pubDate>Mon, 02 Apr 2007 10:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>général</category>
        <category>auteur</category><category>edupedia</category><category>information</category><category>politique</category><category>sciences</category><category>web</category>    
    <description>&lt;p&gt;Aujourd'hui &lt;a href=&quot;http://www.wikipedia.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt; est de plus en plus décrié pour son manque de fiabilité, mais n'est-ce pas que nous attendons de cet outil ce qu'il ne peut fournir? La question est souvent vu sous l'angle de
&lt;a href=&quot;http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la cathédrale et le bazar&lt;/a&gt;.
Je souhaite ici revoir cette approche en termes d'organisation politique du savoir. J'expliquerai enfin pourquoi je suis un des membres fondateur du projet &lt;a href=&quot;http://www.ricou.eu.org/edupedia&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Edupedia&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Contexte&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;web&lt;/em&gt;, inventé en 1989, commence à se répandre dans la communauté scientifique en 1991. Il se développe considérablement dans la communauté scientifique et, en 1995, émerge dans le grand public&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-1&quot; id=&quot;rev-pnote-6-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.
En 2000 est lancé le projet &lt;em&gt;Nupedia&lt;/em&gt; d'encyclopédie en ligne. Il suit le modèle éditorial papier classique et a à sa tête un rédacteur en chef. Ce modèle, faisant intervenir relectures et corrections, privées puis publiques s'avère très lourd et l'année suivante &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wikipedia.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; est lancée comme projet complémentaire
&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-2&quot; id=&quot;rev-pnote-6-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.
Celui-ci s'est immédiatement développé à une allure soutenue, qui apparait maintenant exponentielle : il couvre plus de 1,7 millions d'entrées en anglais et plus de 450 milles en français &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-3&quot; id=&quot;rev-pnote-6-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.
Le principe de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wikipedia.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; est la liberté de ses contributeurs.
Ne sont censurés que les actes de vandalisme et de SPAM. Certains articles, très polémiques font l'objet d'un suivi plus attentif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelles sont les critiques auxquelles fait face &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wikipedia.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première, historiquement, est celle de manipulation: chacun pouvant y écrire, avec une très large audience, la tentation est grande de présenter des contenus orientés, voire délibérément falsifiés. Ainsi, en 2005, l'article «Pétain» omettait-il la participation de Vichy à la déportation et insinuait qu'il avait défendu les juifs. À cette époque, seul le site d'une association pétainiste était
cité&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-4&quot; id=&quot;rev-pnote-6-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.
Plusieurs autres cas ont défrayé la chronique et la réponse a souvent été la même: la correction ou la complétion de l'article incriminé. Malheureusement, cette procédure prend du temps et elle n'est pas exempte de résurgences des insertions
“fautives”&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-5&quot; id=&quot;rev-pnote-6-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde accusation, plus générale, est celle d'un manque de fiabilité. On s'en doute, ce qui suscite l'émoi dans les domaines historiques ou religieux, soulève probablement moins de remous pour les erreurs dans... des définitions mathématiques. Ces erreurs peuvent donc rester longtemps en place: les non-experts ne les décèlent pas toujours et les experts n'ont que peu besoin de consulter ces définitions.
&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-6&quot; id=&quot;rev-pnote-6-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième critique est que la modification permanente de la ressource la rend difficile à utiliser pour l'enseignant. Ce qui un jour était adapté à un enseignement ne l'est plus le lendemain (ou l'année suivante)... Pour nous il ne s'agit pas de confort mais d'une autre façon de poser la question de la fiabilité: si les pages citées par les enseignants étaient toujours d'une égale (et bonne) fiabilité, le changement importerait peu.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Analyse&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;L'analyse traditionnelle de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wikipedia.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; est de le voir comme une extension de pratiques, plus
anciennes, de production des logiciels «libres». Le versant éthique de cette production a été principalement théorisé par R. Stallman &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-7&quot; id=&quot;rev-pnote-6-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.
Le modèle économique et organisationnel a, lui, été formalisé par E. Raymond. Dans
«&lt;a href=&quot;http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la cathédrale et le bazar&lt;/a&gt;», celui-ci montre que l'organisation «en cathédrale», hiérarchique, traditionnelle pour produire des logiciels propriétaires, est très peu adaptable, tandis que le mode de développement open-source, comparé à un «bazar» peut-être, lui, extrêmement flexible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À mon sens, cette analyse est relativement juste, dans la mesure où le discours moral, de liberté, de générosité et de responsabilité collective, est effectivement similaire à celui du «libre» et dans la mesure ou le modèle économique et organisationnel rencontre une forme assez comparable à ce qui est usité dans le domaine du logiciel libre; pour autant, je voudrais montrer qu'elle n'est pas pertinente pour la question de la fiabilité. Dans le cas de la production du code des logiciels libres, les programmeurs disposent d'une compétence en programmation. Pour les projets de plus grande ampleur, ils doivent même disposer d'un bon niveau pour répondre aux prérequis posés aux contributeurs. Or, dans le cas de &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;, aucun tel prérequis méthodologique ne s'impose. La question de la fiabilité se pose donc en des termes tout-à-fait différents que pour les logiciels libres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Selon moi, la question est d'abord celle du modèle politique de &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;, c'est à dire de la prise de décision au sein de la communauté des auteurs. Prenons un exemple: pour désigner les habitants des États-unis d'Amérique, faut-il parler d'«américains» ou d'«états-uniens»? &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt; ne dispose pas de méthodologie pour trancher: la
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Discuter:%C3%89tats-Unis&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;discussion à ce sujet entre les auteurs&lt;/a&gt; tourne donc à la discussion de &lt;em&gt;Café du commerce&lt;/em&gt;. Les auteurs se soumettent même à un vote informel et à un comptage &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.
On le voit, la règle wikipedienne qui veut que &lt;q&gt;tout article doit avoir un point de vue neutre&lt;/q&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#pnote-6-8&quot; id=&quot;rev-pnote-6-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; ne peut tout trancher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel pourrait être le fondement politique d'une telle oeuvre? Nombre de promoteurs des logiciels libres se réfèrent explicitement à l'éthique de la science moderne, dont sont issus tant Internet que les logiciels libres et le &lt;em&gt;web&lt;/em&gt;. Pour faire court, celle-ci peut être décrite à l'aide de quatre grands principes formalisés par le philosophe R. Merton en 1942 (CUDOS):&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ommunalisme: les connaissances scientifiques sont libres et publiques (on dirait aujourd'hui que ce sont des biens communs);&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;niversalisme: les énoncés scientifiques sont impersonnels et valent pour tous;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;ésintéressement, et les valeurs, proches, de neutralité et d'honnêteté;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;S&lt;/strong&gt;cepticisme &lt;strong&gt;o&lt;/strong&gt;rganisé: les jugements ne sont pas admis d'emblée; ils subissent une critique, dont la méthodologie est organisée, instititutionnalisée.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Même si quelques personnalités charismatique font régulièrement exception, la science moderne n'admet en principe pas l'autorité personnelle mais seulement l'autorité conférée par la &lt;em&gt;reconnaissance par les pairs&lt;/em&gt;. On est scientifique ou expert d'abord parce qu'on est reconnu comme tel par ses pairs.
Par ailleurs, les débats de contenu ne se fondent, normalement, que sur l'expérience et le débat rationnel.
Toute question relative au contenu de la science est tranchée, en dernier ressort, par un recours à l'expérience.
Ultimement, même les questions de vocabulaire ou de définition se résolvent au constat de leur fécondité.
En résumé, le modèle politique de la science est celui d'une autorité rationnelle, expérimentale, commune, universelle, désintéressée et rationaliste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel est, en regard, le modèle politique de &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est, comme dans la plupart des associations, celui de la démocratie participative.
Comme le terme est à la mode, donc galvaudé, précisons donc: la démocratie participative est le fait de laisser les décisions à ceux qui s'investissent personnellement, à ceux qui participent, par opposition à la démocratie représentative, qui laisse les décisions aux élus, ou à la démocratie directe, qui conserve toutes les décisions aux citoyens.
La démocratie participative c'est donc céder le pouvoir à ceux qui font.
Le terme «démocratie» n'est pas tout à fait une illusion dans la mesure où la possibilité de participer n'est barrée à personne.
Dans un contexte de recul de la république où la confiance en les élus décroît, à tort ou à raison, et où la participation des citoyens à la chose publique s'effiloche sous les effets de l'individualisme, je crois même qu'il peut s'agir d'une avancée de la démocratie.
Je suis, en revanche, extrêmement réservé sur la possibilité d'étendre ce modèle au-delà de quelques domaines bien précis, sauf à tomber dans l'idéologie anarcho-libéraliste. En particulier, celui-ci ne peut s'appliquer au domaine du savoir, par essence exclus du registre de l'opinion individuelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réponse à une polémique sur un article qui présentait L. Seigenthaler, ancien assistant de Robert Kennedy, comme «soupçonné d'avoir été directement impliqué dans les assassinats de John et Bobby Kennedy &lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/même si&quot; title=&quot;même si&quot;&gt;même si&lt;/a&gt; rien n'a jamais été prouvé», J. Wales, fondateur de &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt; annonçait la mise en place d'une notation des articles. Ceci induirait un déplacement, en principe, de la démocratie participative vers une démocratie délibérative/directe mais ne change rien au fond, selon moi, puisque nous resterions fort éloignés d'une notion de validation scientifique.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Propositions&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Que faire? Et, en particulier, que faire dans le domaine de l'éducation à la recherche d'information?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les moteurs de recherche sur le &lt;em&gt;web&lt;/em&gt; déterminent le rang d'une réponse à une requête par la combinaison de trois critères:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la pertinence: le contenu de la référence concorde-t-il avec la requête?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le pagerank: niveau de notoriété, calculé sur la base d'un cumul de la notoriété des liens afférents,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le trustrank: niveau de confiance, de crédibilité de l'éditeur de la page.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les deux premiers points sont relativement objectifs et, en tout cas, s'améliorent considérablement avec le temps.
Le dernier point, en revanche, est éminemment subjectif: il s'agit d'un choix éditorial de l'auteur du moteur.
Or, celui-ci ne cherche généralement pas à estimer l'autorité scientifique d'une source, il cherche, bien au contraire à maximiser son efficience, c'est à dire mettre dans les premières réponses ce que lecteur attend et non ce qu'il estime qu'il devrait attendre.
Comme pour &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;, il ne faut pas attendre des moteurs plus que ce qu'ils peuvent, structurellement, offrir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nombre d'enseignants répondront à cette question qu'il faut éduquer à &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;.
Le modèle éditorial et politique de &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt; est, à quelques garde-fous près, le même que celui du &lt;em&gt;web&lt;/em&gt;, il faut donc effectivement former à son usage, c'est à dire former à l'utilisation d'une source parfois très fiable mais parfois, à quelques lignes de distance, fantaisiste. Qu'est-ce que cette éducation? C'est une éducation au support, pour que les élèves connaissent son fonctionnement et ses pièges. C'est également une éducation de l'usage de l'esprit critique, ce qui est, déjà, beaucoup plus ardu.
La grande difficulté est que cette éducation doit également être une instruction des contenus, car seule la connaissance d'un domaine permet de déceler erreurs et falsifications.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faut-il le reprocher à &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;? Je ne le crois pas: ce serait se méprendre sur ce qu'un tel outil peut offrir.
Il n'est pas rare que la presse, elle aussi, colporte des informations tendancieuses ou délibérément falsifiée.
Si l'on inclue à cela les médias de divertissement, c'est même la grande majorité des informations véhiculées.
Je reprocherais, tout au plus, un nom qui suscite des attentes de crédibilité qu'elle ne peut offrir:
une encyclopédie, comme un dictionnaire, est, par nature, une source de première référence qui doit donc, impérativement,
faire autorité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi il nous faut utiliser d'autres outils.
Aujourd'hui, les enseignants et documentalistes n'ont pas à interdire &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt; mais, en revanche bien indiquer qu'il ne
s'agit pas d'une source autorisé et ne peut donc être citée comme telle. Nous devons, en particulier, renvoyer les élèves vers des ressources traditionnelles autorisées, généralement sur papier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce qui me concerne, cela ne suffit plus: il nous faut de &lt;em&gt;nouveaux&lt;/em&gt; outils.
Comme dans le domaine du logiciel libre, quand se présentent des divergences majeures de choix éditoriaux ou politiques,
de nouveaux projets, complémentaires de &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui, deux nouveaux projets débutent.
Dans le monde anglophone &lt;a href=&quot;http://en.citizendium.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Citizendium&lt;/a&gt; s'appuie sur un &lt;q&gt;gentle expert oversight&lt;/q&gt;.
Dans le monde francophone, je monte avec quelques collègues le projet &lt;a href=&quot;http://www.edupedia.eu.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Edupedia&lt;/a&gt;, qui veut, lui, s'appuyer sur une contribution issue principalement des enseignants et chercheurs. Il s'agit, dans les deux cas de réconcilier la libre contribution participative avec la rigueur et l'autorité académique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Salut à Richard, Ioana et Ioannis pour l'échange qui a conduit à ce billet.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-1&quot; id=&quot;pnote-6-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Pour plus de détails, cf. &lt;a href=&quot;http://www.delmas-rigoutsos.nom.fr/documents/YDelmas-services_Internet/&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;les services d'Internet, cours de Y. Delmas&quot;&gt;mon cours sur les services d'Internet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-2&quot; id=&quot;pnote-6-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Sur &lt;em&gt;Nupedia&lt;/em&gt; et le lancement de &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;, on pourra consulter &lt;em&gt;Nupedia&lt;/em&gt; sur &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/20020803204442/www.nupedia.com/fr/main.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Nupedia archivé par Archive.org&quot;&gt;Archive.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-3&quot; id=&quot;pnote-6-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Cf. «&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;», &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt;, cons. le 2/4/7. Ces chiffres semblent fiables (vérifié par sondage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-4&quot; id=&quot;pnote-6-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Cf. D. Schneidermann, «Wikipédia, ses espoirs, ses menaces», &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;, 14 oct. 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-5&quot; id=&quot;pnote-6-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] Cf. «&lt;a href=&quot;http://histoire.typepad.fr/le_blog_de_lhistoire/2007/02/wikipedia_et_sh.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipedia et Shimabara&lt;/a&gt;», &lt;em&gt;Le blog de l'histoire&lt;/em&gt;, 26 fév. 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-6&quot; id=&quot;pnote-6-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] On lit assez souvent qu'une étude de &lt;em&gt;Nature&lt;/em&gt; datant de 2005 donne un niveau d'exactitude comparable à &lt;em&gt;Wikipedia&lt;/em&gt; et à l' &lt;em&gt;Encyclopaedia Britanica&lt;/em&gt;. C'est une interprétation outrée des résultats de l'étude. Nous n'en parlerons pas ici: un billet entier ne serait pas de trop à ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-7&quot; id=&quot;pnote-6-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] R. Stallman, pape du «logiciel libre», a fondé la &lt;em&gt;Free software foundation&lt;/em&gt;, cf. «&lt;a href=&quot;http://www.april.org/articles/intro/gnu.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Qui est Richard Stallman? Qu'est-ce que GNU?&lt;/a&gt;» sur le site de l'&lt;a href=&quot;http://www.april.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;APRIL&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/04/02/#rev-pnote-6-8&quot; id=&quot;pnote-6-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Cf. &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/WP:NdPV&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'article de Wikipedia à ce sujet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Sauver des vies ou sauver la face ?</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2007/02/08/Sauver-des-vies-ou-sauver-la-face</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 18:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>général</category>
        <category>politique</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un coup de gueule : la France manque de dons de sang mais elle continue à raisonner en termes de groupes à risque et non de pratiques à risque...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'&lt;a href=&quot;http://www.efs.sante.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Établissement français du sang&lt;/a&gt; annonçait avant-hier &lt;a href=&quot;http://www.efs.sante.fr/actualites/actus_93.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;manquer de 800 dons par jour&lt;/a&gt; au regard des besoins. Pourtant, le don du sang est toujours interdit aux homosexuels. Pourquoi ? Parce qu'ils constituent un &lt;q&gt;groupe à risque&lt;/q&gt;...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu'est-ce que la discrimination ? C'est ne pas prendre en compte les actes, les idées ou la situation des individus mais se contenter de leur appartenance, réelle ou supposée, à un groupe social. Qu'elle soit raciste, sexiste ou homophobe, il s'agit toujours de nier la personne humaine et de raisonner par catégories opaques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui l'EFS préfère interroger les donneurs pour savoir s'ils font partie d'un &lt;q&gt;groupe à risque&lt;/q&gt; plutôt que de poser des questions sur des &lt;q&gt;pratiques à risque&lt;/q&gt;. Que cela signifie-t-il ? Pas seulement que l'EFS est discriminateur, mais surtout que, pour l'EFS, un homosexuel fidèle, responsable voire abstinent est moins &lt;q&gt;apte&lt;/q&gt; (c'est le terme employé) à donner son sang qu'un hétérosexuel volage qui ne connaîtrait pas le préservatif. On a peine à imaginer qu'avec une telle politique d'autruche on évite les prélèvements contaminés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'appartiens au groupe sanguin B-négatif, rare, et je donnais régulièrement mon sang avant l'affaire du sang contaminé. Aujourd'hui je suis homosexuel, responsable et en bonne santé, et je refuse de mentir pour offrir mon sang.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>OGM, information et désinformation</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2007/02/08/OGM-information-et-desinformation</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 15:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>information</category><category>OGM</category><category>sciences</category><category>société</category><category>web</category>    
    <description>&lt;p&gt;Quelques commentaires sur une vidéo &lt;q&gt;interdite&lt;/q&gt; de Canal+ sur les OGM qui circule beaucoup en ce moment. Commentaires sur les OGM, mais aussi sur le traitement de la science et de l'information.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;D'abord, voici un lien sur le reportage en question : &lt;a href=&quot;http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Les OGM sont ils dangereux pour la santé? L'étude qui accuse&lt;/a&gt;. Il s'agit d'un reportage de l'émission &lt;a href=&quot;http://www.canalplus.fr/pid61.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;90 minutes/lundi investigation&lt;/a&gt;. Celui-ci a été &lt;a href=&quot;http://www.canalplus.fr/pid61-tpl79.htm&amp;amp;annees=2005-2006&amp;amp;page=3&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;diffusé le 15 nov. 2005&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Une affaire de confiance&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;Ce reportage nous présente une enquête sur l'OGM MON863 de la société Monsanto. L'étude montre qu'il existe des doutes raisonnables sur l'innocuité pour les mammifères (dont l'Homme) mais que le céréalier fait son possible pour l'occulter. Pour moi, le plus scandaleux, dans cette affaire, est le fait qu'un ministère se retranche derrière le secret industriel pour ne pas avoir à communiquer les enquêtes d'innocuité réalisées par le concepteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les intérêts industriels en jeu sont, bien entendu, considérables. Les enjeux démocratiques le sont tout autant: aujourd'hui les pouvoirs publics, administration et gouvernants, sont clairement accusés par une partie de la population d'être purement et simplement vendus, ou au minimum manipulés, par les céréaliers. Une telle attitude du ministère de l'agriculture ne risque évidemment pas de rassurer les citoyens,... pas plus que les consommateurs d'ailleurs.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;La désinformation&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;Comme de nombreux amis, j'ai reçu un courrier me renvoyant vers la vidéo et me la présentant comme un reportage interdit: {{Attention ! Cette vidéo risque de disparaître du Web dans les heures
qui suivent. | Apparemment interdite de diffusion sur Canal+ &lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/post/2007/02/08/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt;}}. Comme je l'ai indiqué plus haut ceci est faux: le reportage a déjà été diffusé. En revanche, il n'est pas dit que &lt;q&gt;Canal+&lt;/q&gt; ait autorisé cette diffusion. La vidéo semble en ligne depuis fin janvier; nous verrons pour combien de temps. Cela leur fait de la pub... je gage que ça durera!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le message qui accompagne la vidéo est souvent extrêmement alarmiste, moins serein en tout cas que le reportage lui-même. Ceci incite au doute sur le contenu de ce dernier, bien sûr. Voici &lt;a href=&quot;http://www.canalplus.fr/pid61-rid17546.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;LES OGM SONT-ILS DANGEREUX POUR LA SANTE ? L'ETUDE QUI ACCUSE&quot;&gt;un lien vers un résumé en texte du reportage&lt;/a&gt;. Pour être équilibré, voici &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=18858&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ? L’étude qui désinforme&quot;&gt;un lien vers un billet qui fait une critique en règle du reportage&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=7047&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;T. Poisot&lt;/a&gt; sur &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AgoraVox&lt;/a&gt;). L'auteur relève plusieurs approximations et des propos orientés, mais lui aussi tombe un peu dans la caricature. Par exemple, il est bien clair qu'un humain ne mangera pas exclusivement de ce produit particulier pendant des années; pour autant, aux USA, où les OGM sont libres, il est bien clair que certaines personnes sont majoritairement nourries de produits à base d'OGM dont l'inocuité n'a pas été testée de façon libre et contradictoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques rappel des règles de base pour se protéger de la désinformation:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;évitez de propager une information non vérifiée,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ne propagez jamais un e-mail qui demande à être transmis largement mais n'indique pas de date de fin,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;exercez votre esprit critique, pesez le pour et contre.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h5&gt;Science et société&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;On le voit, les raccourcis rapide sont des deux côtés. Il est donc nécessaire de rappeler quelques faits de base que devraient connaître chaque citoyens et qui devraient faire partie de la culture scientifique commune.&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;La nocivité pour la santé des OGM ne peut être envisagé globalement. Certains OGM produisent des médicaments et sont très strictement contrôlés. Inversement il est bien évident que les produits destinés à la consommation animale ne bénéficient pas d'un tel contrôle. Ce reportage nous montre que les céréalier sont encore loin de vouloir jouer la transparence sur ce point. Est-ce grave? Cela dépend: certains d'entre nous acceptent une part de risque, d'autre réclament au préalable de pouvoir avoir confiance dans les céréaliers.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le bénéfice social n'est pas clair non plus et demande une réflexion critique. Les céréaliers et leurs lobbyistes mettent en avant une productivité plus importante et donc plus de moyens de nourrir l'humanité. À l'inverse, des mouvements citoyens rappellent que les céréales OGM sont conçues pour que les agriculteurs soient totalement dépendants des multinationales céréalières.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le risque écologique est, lui, plus clair. Comme pour les cultures non-OGM, le premier risque de la dépendance aux grands céréaliers est la disparition de la biodiversité. Le second risque est celui de la dissémination. En effet, on sait maintenant que des mécanismes naturels font que des gènes peuvent transiter d'une plante (OGM) à une autre (non-OGM), par la reproduction bien sûr mais pas seulement. Même si le terme consacré est &lt;q&gt;contamination&lt;/q&gt;, celle-ci n'est pas négative en soi; le risque est qu'elle nous prive, à terme, de la possibilité de nous débarasser d'un gène qui s'avérerait nocif ou dangereux.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Ceci étant dit, je vous laisse juges...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>DNS en France - décret du 6 février 2007</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2007/02/08/DNS-en-France-decret-du-6-fevrier-2007</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:631d202651ac9d465bbe3df3ed0517fa</guid>
    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 13:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>général</category>
        <category>web</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un &lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0609188D&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;décret sur l'achat de noms de domaines&lt;/a&gt; en France.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Étrangement, l'&lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AFNIC&lt;/a&gt;, responsable des domaines &lt;q&gt;.fr&lt;/q&gt; et &lt;q&gt;.re&lt;/q&gt;, n'a semble-t-il pas
été consultée puisqu'elle &lt;q&gt;regrette qu'une concertation large n'ait pas été organisée en amont de la publication du décret&lt;/q&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/actu/nouvelles/general/CP20070208&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;communiqué&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les décisions, en résumé :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les responsables du DNS France (ou registres) sont désormais appelés &lt;q&gt;offices d'enregistrement&lt;/q&gt;. Pour l'instant, il s'agit de l'&lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AFNIC&lt;/a&gt;, mais le décrêt met en place un appel à candidature (demandé par l'&lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AFNIC&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les fournisseurs de noms de domaines sont appelés &lt;q&gt;bureaux d'enregistrement&lt;/q&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le décrêt institue une protection des institutions publiques, des services publics nationaux et des collectivités locales.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il augmente également la protection du nom des élus et candidats, ainsi que, plus généralement, des particuliers.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Rappelons que l'AFNIC est une association groupant des particuliers, des entreprises et des institutions publiques.
C'est l'organisme de référence pour le &lt;q&gt;.fr&lt;/q&gt; et le &lt;q&gt;.re&lt;/q&gt;. De nombreux pays disposent similairement d'un
&lt;q&gt;NIC&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Liens&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;AFNIC : &lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;site ''web''&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/afnic/presentation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;présentation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À qui appartient un site : &lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/outils/whois&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;en France&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.generic-nic.net/dyn/whois/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;en général&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les chartes de nommage actuelles : &lt;a href=&quot;http://www.afnic.fr/obtenir/chartes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;chartes AFNIC&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>administration 24h/24</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2007/01/26/administration-24h/24</link>
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    <pubDate>Fri, 26 Jan 2007 14:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>administration</category><category>web</category>    
    <description>&lt;p&gt;L'administration française lance le site &lt;a href=&quot;https://www.administration24h24.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;administration24h24.gouv.fr&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour l'instant ce site est surtout une évolution de services déjà présents sur &lt;a href=&quot;http://www.service-public.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;service-public.fr&lt;/a&gt;. Pour la plupart, il s'agit simplement de téléchargement de
formulaires et pas encore de téléprocédures. Rappelons qu'une téléprocédure et l'accomplissement en ligne d'une démarche administrative, en tout ou partie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ne boudons pas notre plaisir: la France a, depuis quelques années, fait des progrès considérables et offre aujourd'hui à ses administrés une palette importante de téléservices. La palme d'or revient aujourd'hui à la &lt;a href=&quot;http://impots.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;déclaration en ligne des impôts sur le revenu&lt;/a&gt;, avec près de 6 millions de déclarations en 2006. D'autres services vont rapidement devenir des &lt;em&gt;must&lt;/em&gt; absolus: &lt;a href=&quot;http://www.changement-adresse.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le changement d'adresse&lt;/a&gt; (rare, mais quel gain de temps!), &lt;a href=&quot;http://www.ameli.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les remboursements sécurité sociale&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.cesu.urssaf.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les déclarations des chèques emploi-services&lt;/a&gt; et peut-être, malheureusement, le &lt;a href=&quot;https://www.amendes.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;paiement en ligne des contraventions automatiques&lt;/a&gt; (ou leur contestation,... on peut toujours rêver).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre grande innovation, même si elle n'est pas en ligne, le &lt;q&gt;3939&lt;/q&gt; pour tout savoir sur les démarches administratives. Bref, contrairement à ce qu'on entend encore trop souvent, l'État bouge et &lt;a href=&quot;http://www.modernisation.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;se modernise&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Mentions légales</title>
    <link>http://tyds.info/dedales/post/2006/11/07/mentions-legales</link>
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    <pubDate>Tue, 07 Nov 2006 14:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Y</dc:creator>
        <category>auteur</category><category>sciences</category><category>web</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le site &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://tyds.info/dedales&quot;&gt;Dédales&lt;/a&gt; est le blog personnel de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://yannis.delmas-rigoutsos.nom.fr&quot;&gt;Yannis Delmas-Rigoutsos&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://tyds.info/dotclear/public/illustrations-generales/20041122-YDelmas-120x150.jpeg&quot; /&gt;Comme je suis enseignant-chercheur en épistémologie-histoire des sciences et en informatique, spécialiste du ''web'', on ne s'étonnera pas que les principaux thèmes de ce blog soient &lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/tag/sciences&quot;&gt;les sciences&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://tyds.info/dedales/tag/sciences&quot;&gt;le web&lt;/a&gt;. Quelques articles épisodiques traiteront également de politique et de société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez également consulter &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://yannis.delmas-rigoutsos.nom.fr&quot;&gt;mon site personnel&lt;/a&gt;. Vous y trouverez quelques-uns de mes cours et mes coordonnées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le logo du site est inspiré de l'oeuvre &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Landon-IcarusandDaedalus.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;em&gt;Icare et Dédale&lt;/em&gt; de Charles Landon&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite note de droit: Je suis également directeur-adjoint de l'&lt;a href=&quot;http://www.poitou-charentes.iufm.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;IUFM Poitou-Charentes&lt;/a&gt; et chef de projet de l'Université numérique en région Poitou-Charentes. On ne donc trouvera pas grand-chose sur ces thèmes, du fait de mon devoir de réserve. En revanche, en tant qu'enseignant-chercheur, ma liberté de parole reste garantie pour ce qui concerne mes domaines de recherche et d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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